KEIRA

Histoire de la marque

Fondée en 2021 par Florentine Boutoille, KEIRA est une marque de vêtements qui incarne la femme audacieuse. Elle propose des pièces style créateur en pièce unique ou sur mesure aux allures rocks, chics et glamours. Éco-responsable, elle privilégie les matières naturelles et propose un vestiaire intemporel aux influences parisiennes et milanaises en mettant l’accent sur l’artisanat et le savoir-faire français. À travers ses collections, KEIRA revisite le vestiaire féminin et ses codes dans les années 80, début 90, en proposant des silhouettes aux allures élancées afin de sublimer le corps de la femme.

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Florentine Boutoille
Lille | KEIRA

"La musique électronique peut mélanger violentes basses et douces mélodies. Comme mélanger des matières brutes comme le cuir, qui évoque la violence, avec des matières comme la soie, qui évoque la douceur."

Peux-tu te présenter rapidement ?

Je m’appelle Florentine, j’ai 23 ans. J’ai fait ESMOD pendant 3 ans. Je suis diplômée d’une licence de stylisme/modélisme. Je suis lilloise d’origine et je suis allée m’installer à Paris à la suite de mes études pour faire mes stages. Je suis ensuite revenue à Lille pour développer ma propre marque.

Comment en es-tu arrivée à t’intéresser à la mode ?

J’aime tout type d’art. La création m’intéresse. Au final, je me suis tournée vers la création mode. Le fait d’exprimer une idée de façon concrète, de représenter ce que je ressens à travers la création de vêtement, est pour moi, une forme d’art.

Quel est le nom de ta marque ? Pourquoi ce nom ?

KEIRA. L’univers de la femme m’inspire. En l’occurrence, celui de la femme audacieuse. Je trouve que l’actrice Keira Knightley représente bien cette image. Keira est aussi un clin d’œil à mes racines, ce prénom étant d’origine arabe.

3 mots pour qualifier ta marque ? Explique nous l’univers

Audace, élégance, et sensualité. L’audace représente la femme forte, qui n’a peur de rien. Je souhaite que mes pièces dégagent cette idée. L’élégance, car je veux représenter la femme de caractère, sans tomber dans la vulgarité. La sensualité, car j’aime travailler les matières en jouant avec le mélange de transparence et d’opacité, afin d’afficher le corps tout en parvenant à le cacher en même temps.

D’où viennent tes inspirations pour tes créations ?

Je m’inspire beaucoup de la musique, plus précisément de la musique électronique. Pour ma dernière collection, l’artiste m’ayant fortement inspirée, c’est Gesaffelstein.
Le mélange des matières peut aussi éveiller ma curiosité. J’aime mélanger des matières brutes comme le cuir, qui évoque la violence, avec des matières comme la soie, qui évoque la douceur. L’artiste peintre Pierre Soulages m’inspire car il joue justement avec le mélange de choses opposées afin de créer ses œuvres. Il joue par exemple entre l’ombre et la lumière afin de créer des peintures très noires, mais contrastées.

Comment tu retranscris la musique dans tes créations ?

J’ai toujours cette idée d’associer la violence et la douceur. La musique techno peut par exemple mélanger violentes basses et douces mélodies. Dans ce que réalise Gesaffelstein dans sa musique, il y a un côté mystérieux, sombre, lié aux grincements et aux bruits très métalliques.

Dans ma collection, je représente ces bruits métalliques par les chaines que l’on retrouve paradoxalement sur ma robe, ou encore les clous sur le perfecto. La robe de ma dernière collection est représentée par des bandes de tissus qui tournent autour du modèle. À travers cela, j’ai voulu exprimer ce mouvement, cette boucle, qui caractérisent la musique électronique.

Quels sont tes futurs projets ?

Développer la marque KEIRA de manière plus approfondie. Je suis venue m’installer à Lille car j’ai mon réseau ici. De plus, c’est un carrefour stratégique entre Bruxelles, Paris et Londres. Je pense créer de nouvelles pièces, voire même de travailler sur une collection homme. Je pense aussi créer des pièces qui se portent plus facilement.

Comment communiques-tu ?

Mon premier outil de communication est Instagram. Je participe également à des défilés pour jeunes créateurs, notamment celui de l’association DFEA (De Fil en Aiguille), ou encore Lille en Mode. J’aimerais aussi faire des concours créateurs.

Si tu étais un film ?

La Féline. C’est un film des années 40, en noir et blanc, avec beaucoup de jeu de lumières, et la protagoniste a un fort caractère.

Si tu étais un lieu ?

Berlin, pour son coté underground, qui représente bien l’univers que je veux démontrer.

La Féline, 1942
Berlin Warehouse