Munsch

Histoire de la marque

MUNSCH est le résultat d’un besoin créatif naturel et spontané. La marque est née en 2017 et s’est ensuite imposée comme le symbole d’une quête de lenteur, dans un monde frustrant de rapidité.

La marque s’inscrit dans un contexte de transmission et souhaite allier l’artisanat et le design. Elle propose un vestiaire coloré, simple dans ses compositions et accessible, avec l’envie que la couleur s’inscrive réellement dans une intemporalité.

Les collections TRANSI sortent sous forme de drops de 3 à 4 pièces uniques tricotées à la main en matière recyclée. Les inspirations sont extrêmement nombreuses, puisant principalement dans la peinture abstraite, les arts décoratifs ou parfois le cinéma.

Munsch s’engage également à être plus responsable. Chaque matériau utilisé est issu d’une production antérieure. Qu’il s’agisse de la laine mais aussi des outils, des packagings, ou encore des labels. Chaque détail est unique et s’inscrit dans une démarche de revalorisation.

Charlotte Munsch
Munsch | Paris

"MUNSCH s’inscrit dans un contexte de transmission et souhaite allier l’artisanat et le design. Elle propose un vestiaire coloré, simple dans ses compositions et accessible... Chaque pièce est unique et fabriquée à partir de matériaux recyclés."

Peux-tu te présenter rapidement ?

Je m’appelle Charlotte Munsch, j’ai 29 ans et je suis diplômée en Master de l’Ecole des Beaux-Arts depuis 2017. Je suis graphiste et designer textile et j’ai créé MUNSCH en 2017 pour mon projet de diplôme.

Comment a commencé Munsch ?

MUNSCH a vu le jour la première fois dans le cadre de mon projet de diplôme en 2017. Il s’agissait à ce moment de la collection 0 de la marque avec sept pièces tricotées et tissées en hommage aux rôles qu’a joué l’actrice Margit Carstensen dans les films du réalisateur allemand Rainer Werner Fassbinder. Puis MUNSCH a été mis en pause pour se renouveler pendant le confinement et ainsi proposer des séries de 3/4 pièces uniques de manière ponctuelle sur mes réseaux sociaux.

Le cinéma a donc eu un impact dans tes créations ? Peux-tu nous en dire plus ?

Le cinéma est un art que je considère comme très complet. Tout le monde aime le cinéma, parce que tout le monde peut y ressentir des sensations très singulières. J’adore observer les vêtements et les costumes dans un film et je considère même souvent qu’eux aussi jouent des rôles. C’est précisément ça qui m’intéresse dans la mode, c’est l’incarnation d’un vêtement. Le cinéma offre toutes ces incarnations, donc c’est ici aussi que se retrouvent naturellement mes inspirations.

Trois mots pour qualifier ta marque ?

Colorée, artisanale, lente. MUNSCH s’inscrit dans un contexte de transmission et souhaite allier l’artisanat et le design. Elle propose un vestiaire coloré, simple dans ses compositions et accessible, avec l’envie que la couleur s’inscrive réellement dans une intemporalité. Chaque pièce est unique et fabriquée à partir de matériaux recyclés.

D’où viennent tes inspirations pour tes créations ?

Les inspirations sont relativement nombreuses et très poreuses. Le design, la peinture et les arts décoratifs sont très récurrents. Si on se rapproche un peu plus de la mode, j’aime le travail de Jonathan Anderson pour Loewe et J.W Anderson pour ses créations intelligentes et son engagement pour l’artisanat. J’aime la discrétion et la spiritualité de Christophe Lemaire et Sarah-Linh Tran pour Lemaire, le génie de Phoebe Philo… je pourrais parler du travail des autres pendant très longtemps.

As-tu une pièce favorite dans tes collections ?

Question qui pourrait avoir une tout autre réponse demain, mais je crois plutôt qu’il y a des pièces dont je suis satisfaite du résultat final parce que la fabrication a été très longue et d’autres où je sens que je suis vraiment sortie de ma zone de confort. Ma pièce préférée est encore à venir.

Quels sont tes designers préférés ?

Phoebe Philo, JW Anderson, Raf Simons…

Quelles sont les étapes essentielles lorsque tu te lances sur une nouvelle pièce ?

Intuition. Intuition. Intuition.

L’intuition a toujours fonctionné ou as-tu déjà eu quelques frustrations ?

Cette intuition ne fonctionne pas toujours en termes de résultat final. Mais je considère de manière générale que la frustration apparaît souvent au moment où un produit est fini, et je ne pense pas qu’elle soit présente lors d’un processus de fabrication. Or, c’est ce processus qui est le plus intéressant et il ne peut donc pas être frustrant si j’ai suivi mon intuition. Je suis désolée pour cette réponse métaphilosophique par contre…